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CROP CIRCLES

Présentation rapide du
phénomène des agroglyphes

Un phénomène présent partout dans le monde

Les agroglyphes apparaissent régulièrement dans un grand nombre de pays sur les cinq continents (plus de 80 pays) (1). Cinq ont été signalés en France en 2008. Mais alors qu'il n'y a pas de localisation privilégiée dans les autres pays, l'Angleterre a la particularité unique que tous les ans une grande proportion des formations réalisées est concentrée sur un territoire très limité dans le sud-ouest de ce pays.

Une région « privilégiée » :
le comté du Wiltshire, en Angleterre

  • C'est là qu'ont été faites les observations les plus anciennes d'agroglyphes.
  • C'est là qu'apparaissent plusieurs dizaines d'agroglyphes tous les ans, dans un territoire de superficie très réduite autour du site mégalithique d'Avebury (non loin de Stonehenge), dans le comté du Wiltshire.
  • En conséquence, la densité d'agroglyphes très élevée dans le Wiltshire donne aux chercheurs l'assurance de pouvoir en observer un grand nombre tous les ans.
  • De plus, c'est là aussi que sont formés les agroglyphes les plus grands, les plus élaborés, les plus complexes par rapport à ceux des autres pays.

Un phénomène très ancien...

Les agroglyphes ont fait l'objet de nombreuses observations et d'études depuis le début des années 1980, mais de mémoire d'homme parmi les cultivateurs de la région du Wiltshire, le phénomène remonterait au moins au début du 20ème siècle (2). En fait un article paru dans la revue scientifique internationale « Nature » en 1880 (il y a plus d'un siècle !) rapporte une observation détaillée d'un « crop circle » en Angleterre. D'autre part, une gravure sur bois anglaise datant de 1678 représente une scène ressemblant beaucoup à un « cercle dans les blés », interprété selon les croyances de l'époque puisque c'est le diable qui est représenté en train de couper les blés.

...sur des supports très variés

Même si la qualité esthétique des dessins est souvent plus éclatante dans les champs de céréales telles que le blé ou l'orge qui s'y prêtent mieux, une très grande variété de supports végétaux (et minéraux !) est utilisée pour réaliser ces œuvres : colza, seigle, maïs, herbe, betteraves, neige, glace à la surface d'un étang, etc. En Europe et en Angleterre en particulier, les dessins sculptés dans les champs de céréales restent visibles jusqu'à la récolte, c'est-à-dire pendant une durée qui varie de... quelques heures à quelques mois selon la réaction du cultivateur, mais aussi selon la date de création (qui va du mois d'avril au mois de septembre).

Une évolution très nette dans les motifs représentés

Angleterre - Crawley Downs - Juillet 1990
Photo © Lucy Pringle
Angleterre  - Alton Barnes - Juillet 1990
Photo © Lucy Pringle

Jusqu'aux années 1980, les agroglyphes (= sculptures dans les champs) étaient simplement des cercles, ou des ensembles de cercles, d'où le nom qui leur est resté en anglais (crop circles = cercles dans les cultures). A la fin des années 1980, les motifs ont commencé à évoluer sur la base d'ensembles de cercles et de segments rectilignes (photos 1 et 2).

Sans préjuger de l'identité des auteurs des agroglyphes, et encore moins des techniques qu'ils ont mises en œuvre pour sculpter ces motifs dans les champs, il est important de remarquer que la grande sobriété ou simplicité de ces motifs circulaires et rectilignes porte à penser que les techniques utilisées étaient elles aussi « relativement » simples.

On se souvient que c'est en 1991 qu'a éclaté « l'affaire » des deux retraités appelés Doug et Dave, qui ont reconnu avoir réalisé eux-mêmes un certain nombre de crop-circles, puis se sont laissés emporter à déclarer qu'ils étaient soi-disant les auteurs d'un très grand nombre de crop circles ! Malgré l'invraisemblance de cette déclaration, les média s'en sont emparé et ont répandu partout que le mystère était résolu ; tout l'intérêt que commençaient à montrer les lecteurs a dès lors disparu, ce qui a fait beaucoup de tort pendant de nombreuses années en alimentant la confusion qui persiste aujourd'hui encore sur le sujet.

Les motifs circulaires et rectilignes étant effectivement faciles à copier par l'homme (à condition de regarder très vite et de loin...), on peut comprendre que les auteurs des « vrais » agroglyphes ont été amenés à se démarquer en choisissant des motifs plus élaborés et plus complexes. C'est ce qui s'est passé dans les années suivantes et cette évolution se poursuit actuellement de façon toujours plus spectaculaire. Tout le monde a pu se rendre à cette évidence : certains motifs sont stupéfiants de beauté et de précision technique.

Mais il faut remarquer que cette évolution dans l'élaboration des motifs s'est faite progressivement ; il semble donc qu'elle ait demandé une période d'adaptation aux auteurs de ces chefs d'œuvres !

RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES (pour cette page) :

1 :  Colin ANDREWS - www.CropCircleInfo.com.

2 :  Colin ANDREWS et Stephen SPIGNESI - Crop Circles, signes et contacts : nouvelles révélations (Ed. Exclusif), p 65.

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